La consommation éco-responsable à portée de main

Le développement durable, c’est quoi ?

Le développement durable ou DD, est d’un enjeu primordial dans notre société actuelle. Apparue au début des années 70 dans les revues scientifiques, cette notion prend désormais tout son sens du fait du contexte actuel d’urgence climatique. Or, le développement durable est intimement lié à de nombreuses notions, comme la consommation responsable notamment. Dans notre guide de la consommation durable et éco-responsable, nous parcourons l’ensemble de ces notions. Cet article est quant à lui dédié au développement durable, à son émergence et à sa contextualisation actuelle.

développement durable

Vue d’ensemble sur la notion de développement durable et ses enjeux

Un concept plus tout jeune, mais plus que jamais d’actualité

La première définition du développement durable a sans doute été donnée en 1987, dans le rapport de la Commission des Nations-Unies intitulé « Notre Avenir à Tous ». On retrouve toutefois des traces de ce concept dans plusieurs écrits scientifiques antérieurs, questionnant notamment le modèle économique de l’époque basé sur la recherche du profit et de la croissance au détriment des thématiques environnementales et sociétales. Aussi, l’idée de développement durable était bel et bien apparue dans les esprits même si non formulée telle quelle. En 1965, on assistait déjà à la première conférence de l’UNESCO sur la biosphère. En France, le Ministère de l’Environnement (aujourd’hui de la Transition Écologique et Solidaire) a été créé en 1971 le Premier sommet de la Terre s’est tenu à Stockholm 1 an plus tard en juin 1972. Lors de cette conférence des Nations-Unies pour l’environnement, il avait été reconnu pour la première fois l’importance cruciale de la mise en place d’actions communes pour préserver la planète.

Depuis, la notion de développement durable et ce qui l’entoure s’est frayée un chemin dans la conscience collective. De nombreuses crises économiques et écologiques ont également précipité sa généralisation en mettant l’une après l’autre sur le devant de la scène les travers de la société de production et de consommation actuelle. On peut citer la crise de Seveso en 1976 en Italie durant laquelle un nuage toxique chargé en soude toxique et en dioxine s’est échappé d’une usine en contaminant la biosphère alentours (de nombreuses intoxications humaines et plusieurs dizaines de milliers de morts chez les animaux d’élevage). 20 minutes ont suffit pour contaminer l’environnement attenant ! D’autres crises ont malheureusement suivi : la catastrophe Erika, Tchernobyl…

3 piliers du développement durable pour une existence responsable

Le développement durable s’impose comme réponse à une problématique globale : comment assurer les besoins de la génération actuelle, tout en assurant la capacité des générations futures à répondre aux leurs ? Autrement dit, comment exister sans détruire notre écosystème ? Respecter l’environnement est bien entendu l’un des fondamentaux, en cela qu’une planète en mauvaise santé ne pourrait plus permettre de maintenir la vie (pollution atmosphérique et d’eau, changements climatiques aux conséquences désastreuses, assèchement des cours d’eau, réduction de la biodiversité…). Toutefois, les thématiques d’équité sociale et économique sont également centrales.

Ainsi, trois valeurs font partie inhérente de la définition du développement durale : l’aspect écologique, économique et enfin social. En conciliant les trois, l’on arriverait à implémenter un modèle vivable (pour les populations et l’environnement), et durable sur le long terme. D’autres notions sont à prendre en compte dans la démarche de développement durable comme la solidarité géographique notamment. Et oui : le développement n’est pas similaire partout sur le globe et il convient d’aider les plus démunis. Le développement est censé être durable pour tous et il ne s’agit pas d’assurer la qualité environnementale d’une partie seulement du globe.

Finalement, il s’agit d’apprendre à satisfaire les besoins de la population quelle qu’elle soit, sans pour autant tomber dans une spirale infernale dans laquelle l’offre est démesurée par rapport à la demande.

Comment agir pour le développement durable ?

A l’échelle de chacun, particuliers comme professionnels et de toutes catégories socio-professionnelles, agir est primordial. Le fait est que d’agir pour la planète et les générations futures est bel et bien l’affaire de chacun. Mais comment faire pour défendre ses idéaux ?

Défendre le développement durable à l’échelle d’un particulier

Chaque jour, nous consommons plus ou moins d’items. Nous respirons, nous dormons. Nous satisfaisons à nos besoins de base. Pour vivre dans une logique de développement durable, il convient avant tout de différencier nos réels besoins de ceux superficiels. De quoi pouvez-vous vous passer ? Appliquer les principes du développement durable à son quotidien, c’est apprendre à consommer autrement, à tous les niveaux :

  • L’alimentation. Produits locaux, en vrac, de saison et en circuits courts sont à privilégier. Les produits issus du commerce équitable entrent également dans le spectre du « consommer mieux » alimentaire.
  • L’aménagement, la décoration et les vêtements. Meubles et vêtements éco-responsables en petites quantités sont à privilégier pour leur bilan carbone réduit.
  • Le transport. Pouvez-vous emprunter au quotidien des modes de transports plus verts ? Covoiturage, transports en commun, vélo ou encore marche à pied sont envisageables. Évitez autant que possible l’avion, le moyen de transport le plus polluant à l’heure actuelle.

La responsabilité sociétale des entreprises : RSE

La RSE, c’est par définition « un concept dans lequel les entreprises intègrent les préoccupations sociales, environnementales et économiques dans leurs activités et dans leurs interactions avec leurs parties prenantes sur une base volontaire ».

Par exemple, la mesure de son impact environnemental est désormais obligatoire en France notamment pour les grandes entreprises et institutions publiques. Cela peut se traduire par une éco-conception des produits, la mise en place de partenariats équitables, l’amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments… En matière de social également : renforcement de l’égalité des chances via des politiques de recrutement et de rémunération adéquates, par exemple.

Développement durable et mesures politiques : où en-est-on en France ?

Bien entendu, l’impulsion de changement en matière de développement durable doit être initiée au plus haut de la société, au gouvernement. En France, le Ministère de la Transition Écologique et Solidaire agit à plusieurs niveaux dans ce contexte, par exemple en :

  • Favorisant la transition énergétique du secteur tertiaire et résidentiel en luttant contre les passoires thermiques. Pour cela, de nombreuses aides financières sont notamment attribuées. Le secteur de l’habitat représente à lui seul 1/5 des émissions de gaz à effet de serre en France !
  • Protégeant la biodiversité (espèces menacées, parcs nationaux…). En France, les aires protégées couvrent déjà 29,5% des terres et 23,5% des eaux du territoire. Le pays comptabilise pour l’instant 11 parcs nationaux.
  • Régulant les différentes substances reconnues nocives pour l’Homme et l’environnement,
  • Réduisant son support et son utilisation d’énergies fossiles et en régulant les secteurs de l’énergie (gaz et électricité notamment). De nombreuses autres actions sont menées en parallèle pour favoriser les énergies propres : installation obligatoire de panneaux photovoltaïques sur les nouveaux bâtiments industriels, par exemple.

En termes de pollution atmosphérique, des directives européennes fixent les règles sanitaires à respecter (2004/107 et 2008/50/CE) et les plafonds d’émission de polluants sont fixés. Au niveau national, le Plan national de Réduction des Emissions de Polluants Atmosphériques (PREPA) regroupe l’ensemble des informations liées à la stratégie de l’Etat en la matière.

La question aujourd’hui n’est finalement plus de se demander si le développement durable est réellement nécessaire, mais plutôt « que faire pour agir à son échelle » ? En espérant que les indications ci-dessus aient réussi à vous éclairer davantage à ce sujet. 

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