Articles

Quels sont les labels de consommation écoresponsable ?

Dans nos sociétés actuelles, les individus sont de plus en plus soucieux de la qualité des produits sur le marché destiné à la consommation. Qu’il s’agisse des produits alimentaires, vestimentaires, cosmétiques, électroniques et bien d’autres encore, les produits destinés à la consommation doivent être écoresponsables et respecter certaines normes et qualités durant tout leur processus de production. Toutefois, le consommateur ne peut être présent lors de ce processus de fabrication. Raison pour laquelle il existe des labels de consommations écoresponsables qui ont pour rôle de vérifier que tous les produits de consommation s’alignent aux normes de qualité et respectent l’environnement. En effet, c’est sur les labels que repose toute la confiance du consommateur ; car non seulement, ils viennent attester de la conformité de certains produits ou services à certaines qualités et normes, mais ils offrent une forme de valeur qui oriente le consommateur vers des préférences particulières. Penchons-nous de plus près sur ces différents labels de consommation écoresponsables et voyons ensemble de quoi il est question.
Labels de consommation écoresponsable

Les labels de consommation écoresponsables

Le plus souvent, dans les surfaces de vente, les consommateurs ne savent pas à quoi se référer pour avoir la certitude qu’un produit respecte l’environnement et les normes écologiques. C’est pourquoi, nous avons sorti une liste de labels écologiques qui orienteront les acheteurs vers une consommation plus verte.

NF Environnement

NF Environnement est un label écoresponsable qui met en évidence et les produits dont le processus de production. De plus, leur cycle de vie est très soucieux de l’environnement. En effet la marque NF environnement assure les produits et leurs emballages aptes à une consommation qui ont un moindre, voire aucun impact sur l’environnement. Toutefois, il faut noter ici que le label NF environnement ne marque pas les produits issus des secteurs comme l’agroalimentaire, la pharmacie ou encore l’automobile.

L’écolabel européen

De même que son prédécesseur NF Environnement, l’écolabel européen ne labélise pas les produits agroalimentaires, pharmaceutiques et du domaine de l’automobile. Par contre, c’est une certification écologique européenne officielle. On l’identifie généralement sur les produits et les emballages qui ne détruisent pas la nature.

Agriculture biologique en France

Le label Agriculture biologique atteste que certaines plantes ont été cultivées sans aucun apport en engrais. Il s’agit le plus souvent des plantes dont on se sert dans le domaine cosmétique pour produire des huiles essentielles. Par ailleurs, l’Agriculture Biologique apparaît sur les produits alimentaires ; lesquels sont à 95 % constitués d’ingrédients d’origine biologique.

Ecocert

C’est un label biologique avec des exigences très élevées. Il est présent sur les produits de beauté comme les crèmes de visage et de corps. Au fil du temps, avec sa notoriété de grande exigence, le label intervient également dans plusieurs autres secteurs. On peut notamment citer les textiles, les cosmétiques bio, les produits équitables et les espaces verts écologiques.

Préserve la couche d’ozone

Ici, ce label atteste que les produits d’aérosol ne contiennent pas de gaz ou de CFC détruisant la couche d’ozone. Toutefois, Préserve la couche d’ozone est un label auquel on ne s’y réfère plus fréquemment. Ceci pour la simple raison que, désormais le CFC est proscrit tout au long de la chaîne de production. Autant pour le consommateur que pour le producteur.

Electricité verte

C’est un label qui veille au respect de l’environnement par les différents fournisseurs d’énergie. Ainsi, il protège les consommateurs en contribuant à la réduction de l’effet de serre. Dans ce cas, les fournisseurs d’énergie ont des contraintes qui les obligent à proposer des offres vertes. Ces dernières ont pour but de mieux développer les énergies renouvelables. Ainsi, il est aussi question pour ces fournisseurs de se ravitailler au niveau des centrales n’ayant aucun financement.

Le Forest Stewardship Council (FSC).

Les FSC est un label qui a pour rôle d’assurer que le bois dont on se sert provient d’une forêt gérée de façon durable. Pour cela, ladite gestion s’observe par le respect des populations qui y vivent, la conservation de la biodiversité à travers la mise en place d’un système de régénération des forêts, de plantation des arbres. De plus, il est question également d’effectuer des contrôles réguliers sur le travail des forestiers. En tant que leader dans la certification forestière, le label FSC s’identifie par le biais de son logo présent sur le produit qu’il certifie, avec le nom de son certificateur.

Ange Bleu

Lui, il certifie tous les produits et services qui font du bien à l’environnement. Il s’agit des produits, qui un processus de fabrication et d’utilisation qui respectent les normes sanitaires et sécuritaires bien définies. De ce fait, on peut citer comme produits, les papiers dont le mode de fabrication se fait avec des fibres entièrement issues des vieux papiers. Ce qui aboutit à 0 déchet lors de la production.

Qu’est-ce que le commerce équitable ?

La notion du commerce équitable apparaît en 1946 aux Etats Unis. Au départ l’idée consistait à approvisionner les réfugiés de la Seconde Guerre mondiale. Ceci se faisait par l’achat les marchandises artisanales chez les producteurs les plus défavorisés à Puerto Rico. Au fil du temps, cette pratique s’est répandue dans tout le pays. Il était alors question d’aller vers tous ceux qui avaient des difficultés avec leurs activités commerciales. Ensuite, cette initiative arriva dans d’autres pays et commença à prendre de l’ampleur. C’est ainsi que le commerce équitable a été démocratisé à travers le monde entier et précisément entre les pays du Nord (pays développés) et les pays du Sud (pays en voie de développement). Voyons ensemble ce qu’est le commerce équitable concrètement et quels sont ses critères principaux.
Commerce équitable

Commerce équitable : définition

Le commerce équitable est un commerce ayant pour but d’établir un équilibre raisonnable entre les pays développés et ceux en voie de développement. Plus précisément un équilibre entre les producteurs et les consommateurs. Autrement dit, il s’agit d’un commerce qui garantit une certaine rentabilité aux producteurs des pays du sud. Ce qui leur offre la possibilité d’accroître et de mieux gérer leurs activités commerciales ; et par ricochet, d’améliorer leur style de vie et de production tout en veillant au respect de l’environnement. Par ailleurs, le commerce équitable provient de la volonté de rendre les pratiques commerciales internationales plus justes. Surtout, quand on connaît la capacité du jeu commercial international à oppresser les petits producteurs des pays du Sud. Dans ce cas, les consommateurs à leur tour achètent des produits à des tarifs qui viendront assurer à ces petits producteurs un juste rendement. Le tout en reposant sur des principes de justice sociale, d’équité et de respect de l’environnement.

Les critères du commerce équitable.

Le commerce équitable repose sur plusieurs critères que nous présentons ici.

Le critère d’ordre économique

Dans le commerce équitable, le critère économique s’assure qu’avant tout, un prix juste soit attribué au producteur. Ce dernier a pour rôle de déterminer son prix de vente. Le tout en tenant compte de ses coûts de production et de ses besoins vitaux. Lorsque le producteur travail au sein d’une coopérative, le surplus que devra payer le consommateur constituera un apport financier pour les projets d’investissement. Ensuite, celui qui importe le produit, a l’obligation de verser un acompte à celui qui est producteur. Ce qui permet à ce dernier de ne pas pouvoir s’endetter plus tard. De plus, pour un éventuel partenariat entre ces deux, ceux-ci doivent procéder à un engagement à long terme. Enfin, dans un souci de transparence, celui qui importe devra absolument présenter toute la répartition des prix de vente dans la chaine de production.

Le critère d’ordre environnemental

Les producteurs à leur niveau doivent préserver la biodiversité. En effet, il est question ici de réduire ou d’éviter l’application des produits de synthèse. Précisément dans le domaine de l’agriculture, ce qui présenterait un grand danger pour la fertilité des sols. En outre, les producteurs devront aussi limiter leur degré de consommation en eau, en ressources naturelles et en énergies non renouvelables.

Le critère d’ordre social

Lorsque le producteur appartient à une coopérative, il doit alors suivre les 11 conventions de l’Organisation Internationale du Travail (OIT). Ainsi, parmi ces conventions on note : l’âge et le salaire minimum, les conditions décentes de travail, un maximum de 48 heures de travail par semaine… De plus, ce producteur doit faire preuve de certaines conditions sociales de base. C’est le cas de l’assurance maladie, les retraites, les congés de maternité…

Le critère de l’autonomie

Ici, il est question d’accomplir un travail de façon indépendante. Autrement dit, jouir d’un savoir-faire et posséder les équipements et le matériel nécessaires pour le bon déroulement du travail. Ce qui permettra d’accroitre les capacités de production. En outre, il s’agit également de mettre en place une bonne politique d’égalité de sexe. Ce qui permettra aux hommes et aux femmes de bénéficier pleinement des mêmes responsabilités.

Le critère de sensibilisation

Il revient alors aux différents importateurs de produit d’organiser des campagnes de promotion à propos du commerce équitable. Ceci doit se faire vers des cibles comme les grandes institutions ou alors la population. Cette sensibilisation passe également par l’enseignement et la formation de la population au niveau locale. Ainsi, cette sensibilisation doit concerner avant tout, la thématique du commerce équitable et plusieurs métiers.

Les produits du commerce équitable

Comme produits on peut citer ici : le cacao, le café, le sucre, le thé, le coton, les fleurs, les fruits… Bien entendu il emporte de noter que ce commerce n’est pas uniquement cantonné sur les produits alimentaires. Il s’applique également très bien dans les secteurs de la cosmétique, du textile et de l’artisanat. Même si dans les échanges entre le Nord et le Sud les produits d’ordre alimentaires sont en grande partie représentés.

Comment consommer BIO et local lorsqu’on a un petit budget ?

Plusieurs personnes affirment que manger bio, ça coûte cher et donc hors portée des petites bourses. Cela n’est pas absolument vrai. Généralement, les produits bio et locaux coûtent en moyenne 20 à 30 % plus cher. Leurs caractéristiques placent leur prix considérablement au-dessus des produits conventionnels. Toutefois, il existe plusieurs astuces qui peuvent permettre de consommer bio et local même lorsqu’on a un petit budget. Cet article vous en présente quelques-unes.
Consommer bio et local avec un petit budget

Cultivez vous-même vos produits bios

Pour consommer bio et local avec un petit budget, il est important de commencer à faire pousser vous-même une partie de vos végétaux par exemple. Les fruits et légumes comme les poivrons, les framboises, les tomates, les fraises, les mâches peuvent coûter cher. Si vous disposez donc d’un jardin, vous pouvez cultiver en petite quantité ces fruits, légumes bio. Il suffit de bien étudier son emplacement (ensoleillement, exposition au vent, qualité de terre…). Pour ceux qui ne disposent pas de potager, un petit bout de terrasse peut permettre de cultiver quelques produits bio.

Réduisez votre consommation de viande

Diminuer votre consommation de viande peut vous permettre de manger bio et moins cher. Pour cela, il est recommandé d’adopter un régime alimentaire flexible. Deux à trois fois dans la semaine, en lieu et place des kilos de viandes achetés ci et là, optez pour les œufs ou des plats végétariens faits de légumes frais et légumineuses. Ces dernières sont riches en protéines et coûtent bien moins cher. Vous aurez entre 3 et 5 euros le kilo de pois cassés, pois chiches ou lentilles. Or, en fonction de la qualité, il faut compter entre 5 et 30 euros le kilo de viande. Vous pouvez aussi remplacer le poisson avec le mélange céréales et légumes.

Faites vos plats bios à la maison

Les plats bio préparés, les salades pré-emballées, bref les produits bio et locaux transformés sont coûtent plus cher que les produits bruts. Rentrez-vous-même à la cuisine, apprêtez un plat de salade à donner à vos enfants. Faites également vos propres conserves au moment où les fruits et légumes sont moins chers. Cela permet d’avoir une maîtrise totale des ingrédients (quantité de sel, sucre, viande, absence d’additifs ou allergènes…) et surtout des prix. Les coûts de fabrication et de packaging peuvent faire acheter par exemple 5 falafels à 4 euros la boîte or en les faisant vous-même avec des pois chiches bios vous pouvez obtenir 3 fois plus pour moins cher. Consultez les ouvrages et blogs culinaires dédiés au bio.

Optez souvent pour le vrac

Favoriser le vrac vous permet aussi de consommer bio et local lorsqu’on a un petit budget. C’est moins cher au kilo et c’est le meilleur environnement où vous pouvez acheter juste la quantité dont vous avez besoin et avec moins d’emballages. A l’intérieur des magasins bios, vous trouverez des rayons vrac qui proposent des céréales, des légumineuses et fruits secs de tout genre. Vous pouvez par exemple payer 3,5 euros pour 500g d’arachides. Certes, il faudra les décortiquer, mais le poids des coques et tellement léger qu’au final le beurre de cacahuètes fait maison qui peut en sortir coûte presque 2 fois moins cher que celui en acheté en pot.

Achetez plus de produits locaux

Privilégiez le bio local et de saison. Nombreux sont ces produits bio qui viennent de loin ou sont cultivés hors saison. Aller au marché local acheter vos produits bio est bien plus économique, notamment pour les légumes, les fruits et les bouquets d’herbes aromatiques. En saison, vous avez l’occasion de manger les fruits et légumes cultivés naturellement, faire des conserves. Vous avez également la possibilité de savoir d’où les produits proviennent. Les marchands n’hésitent pas à faire des prix, surtout en fin de journée.

Achetez en circuit-court

Si vous souhaitez consommer bio et local à petit prix, il est nécessaire de privilégier les achats en circuit court. Les produits bio en circuit court reviennent moins chers car il n’y a pas ou très peu d’intermédiaires entre le producteur et le consommateur. Vous avez par exemple la vente à la ferme, la coopérative-magasins avec libre choix, la distribution de paniers bio à composition imposée… Et de surcroît, il s’agit généralement du local.

Guettez les réductions et autres indicateurs bon-marché

Dans les rayons de certains magasins, les indications comme « La bio je peux » ou le bio « à moins d’un euro » vous aident à repérer les produits les moins chers. A défaut d’être sur place, vous pouvez aussi profiter des applications comme Biocoupons qui propose de vous rembourser une partie du prix d’une vingtaine de produits bio par mois, uniquement achetés en magasins bio.

Achetez rationnellement

Sur le web, vous avez la possibilité de vous renseigner sur les prix avant de vous rendre en magasin et d’ajuster vos listes. Comparez au préalable les prix des différents magasins. Faites également attention au gaspillage. Achetez la bonne quantité dont vous avez besoin, congelez les restes sous forme de petits plats express pour plus tard.

En conclusion

Ces astuces et bien d’autres, sont une bonne bouffée d’air pour la tête. Votre consommation du bio et local se fera malgré votre petit budget !

Les avantages d’une consommation alimentaire en circuit court

Une consommation alimentaire en circuit court ? Découvrez les avantages d’une telle consommation. Le circuit court désigne un mode de consommation des produits agricoles qui s’exerce soit par la vente directe du producteur au consommateur, soit par la vente indirecte. À condition qu’il n’y ait qu’un seul intermédiaire entre l’exploitant et le consommateur. Tour d’horizon dans cet article sur les avantages du circuit court parmi les modes de consommation.
Circuit court consommation alimentaire

Déjà, c’est quoi le circuit court ?

Généralement utilisé pour les produits agricoles, le circuit court renvoie à un mode de distribution des denrées caractérisé par un nombre limité d’intermédiaires entre le producteur et le consommateur. Surtout avec la crise de Covid-19 qui impose des restrictions dans les relations sociales, ce mode a le vent en poupe. On peut ainsi parler de circuits courts alimentaires (lorsque les aliments sont achetés directement auprès du producteur ou en passant par un seul intermédiaire) en encore de circuit court alimentaire de proximité (si la distance entre le lieu de production et le lieu de commercialisation ou de consommation est inférieure à 150 km). Dans la pratique, le circuit court procède notamment : de la distribution sur les points de vente collectifs créés par des agriculteurs réunis, la vente directe chez le producteur (les vignerons par exemple), les ventes de paniers composés de produits locaux. Le circuit court peut aussi se faire par commande directe sur Internet via des sites spécialisés comme LeCircuitCourt.fr.

Quels sont donc les avantages de la consommation alimentaire en circuit court ?

La consommation en circuit court présente de nombreux avantages. Ils sont d’ordre économique, social, écologique et sanitaire. Globalement, on peut évoquer :

La traçabilité et l’assurance de la qualité des produits

La traçabilité des produits est le premier avantage qui se lit au travers de la définition même du circuit court. Dans la définition officielle, le circuit court correspond à une vente présentant un intermédiaire tout au plus. Dès lors, le consommateur a la possibilité d’avoir davantage de visibilité sur la provenance du produit qu’il consomme. Il sait exactement chez qui il a acheté ses légumes, et dans quelles conditions ils sont cultivés. Aussi, étant donné qu’en circuit court les produits passent moins de temps pour parvenir au point de vente, les agriculteurs les laissent pousser jusqu’à maturité ce qui fait qu’ils gardent leur saveur et leurs apports nutritionnels. Le consommateur a donc l’avantage en circuit court d’acheter des produits frais.

Le meilleur traitement des producteurs

La consommation en circuit court procure aussi un avantage considérable aux producteurs au niveau de leurs rémunérations. Elle est à l’opposé de la distribution classique qui fait intervenir plusieurs intermédiaires. Les commissions de ces intermédiaires étant réduites (dans le cas de la vente indirecte) voire supprimées, le producteur a la latitude de fixer lui-même le prix de vente des produits et d’optimiser ainsi ses marges. Ses prix ne sont pas négociés avec ou par la grande distribution. Ce gain financier se ressent également du côté des consommateurs, car ils ont l’occasion de payer leurs courses à leur juste valeur. Vu sous un autre angle, l’avantage du circuit court pour les producteurs est de leur offrir des solutions coopératives. Pour ceux qui ont peur de se lancer en solo sur le marché, des points de vente collectifs se sont développés pour leur permettre de vendre leurs produits sans avoir besoin d’investir dans des locaux ou d’être présents pour vendre leurs articles.

La réduction de l’impact environnemental de l’activité

La consommation en circuit court présente également un avantage considérable en matière de réduction de l’impact environnemental. En effet, dans la distribution alimentaire classique, il existe une importante activité de transport de marchandises. Cette activité énergivore est quasi-nulle dans le circuit court étant donné que la vente se réalise sur le lieu de l’exploitation lui-même. Par la même occasion, le circuit court favorise moins de gaspillage. Les produits sont calibrés avec précision et on évite des pertes inutiles. Aussi, le circuit court favorise une agriculture à taille humaine (agriculture extensive notamment) respectueuse de l’environnement, des produits locaux et des saisons.

Le renforcement des liens entre producteurs et consommateurs

La consommation en circuit court présente entre autres l’avantage de créer un rapport direct entre producteurs et consommateurs. Ces derniers ont la possibilité sur le marché de rencontrer le producteur et d’échanger avec lui. D’un point de vue social, ce lien créé permet aux deux parties (consommateur et producteur) de comprendre leurs attentes et leurs contraintes.

Les profits pour l’économie locale

Le circuit court est un mode de distribution qui a pour principal avantage de profiter largement à l’économie locale. En circuit court, le producteur n’est pas soumis aux fluctuations et crises du marché et peut vendre ses denrées aux prix justes. En plus donc de pouvoir profiter d’une rémunération intéressante, il peut créer plus de valeur ajoutée en transformant ses matières premières.

En conclusion

Le circuit court en tant que démarche de distribution des produits recèle des avantages pour bon nombre d’acteurs de la chaîne : les consommateurs, les producteurs, l’économie locale…

Consommation durable : comment mieux consommer de la viande ?

Pas besoin d’être végétarien pour consommer écologiquement. La consommation durable de la viande est aussi possible. Lorsqu’on parle d’écologie et de développement durable, il est souvent difficile de savoir comment situer la consommation de la viande. La production de la viande est l’un des domaines dont l’impact environnemental est le plus négatif. Des conclusions de la FAO de 2015 estimaient que près de 80 % de la déforestation mondiale était le fait de l’agriculture. Les terres cultivables sont nécessaires, notamment parce que ce sont sur elles que poussent les plantes dont a besoin le bétail. De plus, la production de viande demande énormément d’eau. Tout cela arrive parce que la consommation de la viande s’est énormément accrue ces dernières années. Alors, de quelle manière mieux consommer de la viande ?
Comment mieux consommer de la viande
 

Pour mieux consommer de la viande, consommez-en moins

En France, un record a été battu sur la consommation de la viande en 2014. La consommation annuelle cette année-là a atteint un record de 94 Kg par personne. Les habitudes alimentaires sont encore très tournées vers la viande, ce qui est un danger. Non seulement pour l’environnement, vu que cela conduit à l’élevage intensif ; mais aussi pour la santé. L’une des mesures pour assurer une consommation durable est dans la quantité. Limiter sa consommation de viande apporte des avantages certains à l’organisme. Cela permet de manger plus varié, et ainsi d’améliorer ses apports en nutriments. Le Programme national nutrition santé estime qu’un adulte devrait consommer entre 100 et 150 g de viande par jour. Il est aussi recommandé de consommer de la viande seulement 3 fois par semaine. D’autre part, une diminution de la consommation de viande réduit l’impact environnemental de l’élevage. Si moins de personnes mangent de la viande, moins de bêtes seront abattus, et moins d’espaces utilisés pour l’élevage.

Pour mieux consommer de la viande, choisissez des labels responsables

Si vous cherchez à réduire votre empreinte carbone pendant votre consommation de viande, il vous faut faire attention aux labels. En effet, les signes officiels des producteurs de viande servent à distinguer les modes de productions responsables des autres. Privilégier les viandes élevées à proximité est un signe de consommation durable. En effet, cela implique que la viande n’a pas eue à voyager. Cela garantit sa qualité, sa fraicheur, ainsi que le peu de rejet de CO2 qu’aura pu occasionner son transport.

Le Label Rouge

C’est une signification qui est contrôlée par le ministère de l’Agriculture. Elle est le signe d’une qualité supérieure de la viande. Celle-ci est notamment jugée sur son mode de production. Ce label est associé aux viandes qui sont issues d’un élevage mettant en avant le bien-être animal. Les viandes Label Rouge vont au-delà des exigences officielles.

Le Label AB

La dénomination AB de ce label désigne l’Agriculture Biologique. C’est une signification qui implique que les produits sont issus d’un élevage propre et écologique. Ce dernier est respectueux des sols, de l’eau ou encore de l’air et de la biodiversité. Ainsi, aucun pesticide, OGM ou engrais de synthèse n’a été utilisé pour l’élevage de ce bétail. C’est un mode d’élevage qui essaie au maximum de rester en accord avec le cycle de vie naturel des animaux. Même en cas de maladie chez le bétail, ce sont d’abord des méthodes naturelles qui sont employées pour soigner ce dernier. Une viande certifiée Label AB est ainsi plus saine et élevée dans un plus grand respect de l’environnement.

Volailles Certifiées

Cette certification est assez similaire au Label Rouge, sauf qu’elle est destinée à la volaille. C’est un signe qui garantit la haute qualité de la volaille. Cette dernière est au-dessus des produits standards. Par exemple, la durée de l’élevage fait partie des exigences inscrites dans le cahier de charge.

Appellation d’Origine Protégée

L’AOP est la version européenne des AOC, et est le symbole de la réputation des produits régionaux. Cela permet aux produits locaux d’être protégé, même au-delà de leurs frontières. C’est une protection du savoir-faire local, ainsi que de la méthode de production des artisans.

En conclusion

Pour consommer durablement, il nous faut consommer de façon plus responsable. Cela implique de tenir compte de tous les aspects d’une production alimentaire. L’impact de la production de la viande sur notre environnement est extrêmement négatif. Si devenir végétarien peut paraitre à beaucoup être la solution pour une consommation plus écologique, ce n’est pas la seule. Consommer de la viande n’est pas totalement incompatible avec un développement durable. Mais il faut faire attention à la manière dont la viande est élevée, et favoriser le naturel. En élevant les volailles et le bétail de manière plus saine, on produit une viande de meilleure qualité. Les Labels et autres certifications sont une manière de savoir de quelle manière a été élevée la viande qu’on s’apprête à consommer. En consommant mieux de la viande, nous pouvons chacun, à notre niveau, agir sur notre impact environnemental.

Consommer autrement grâce à l’économie collaborative

L’économie collaborative c’est quoi ? C’est l’échange de biens et de services entre particuliers et/ou entreprises. Achat d’occasion, location, troc ou encore échange de services, tout y passe. Et la pratique comporte bien des avantages, puisqu’elle répond en partie à des enjeux environnementaux, économiques et sociaux (rencontres entre particuliers…). Cette relation gagnant/gagnant séduit de plus en plus de Français mais devient surtout chaque jour plus nécessaire, à la vue de la situation environnementale à laquelle nous sommes confrontés. Consommer moins, mais mieux, c’est tout l’enjeu de cette économie dite collaborative.

Consommer autrement grâce à l'économie collaborative

Pourquoi opter pour une consommation collaborative ?

Tel que nous venons de l’évoquer, le collaboratif recèle bien des avantages. D’abord, écologiques. Il s’agit de développer sa sensibilité environnementale et de maîtriser sa consommation sur plusieurs typologies de biens et services, en achetant moins et en consommant local.

Ce mode de consommation revêt également de forts enjeux économiques, de part et d’autre de la filière : réduction des coûts pour le consommateur, amélioration ponctuelle ou régulière de son pouvoir d’achat, mais aussi emploi croissant de main d’œuvre locale.

L’économie collaborative s’inscrit dans le cadre du développement durable puisqu’elle remet au goût du jour le circuit court, en limitant les intermédiaires entre le producteur et le consommateur final. Finalement, il s’agit de réduire ses coûts mais aussi de redonner du sens à notre consommation, à la rendre plus vertueuse mais aussi plus qualitative, de tous points de vue.

Les Français sont-ils prêts pour le collaboratif ?

Sur le papier, consommer autrement est séduisant et cela titille notre conscience environnementale. Mais qu’en est-il en pratique ? Parcourons quelques chiffres.

Selon le baromètre Future Consumer d’EY, analysant l’évolution du comportement des consommateurs Français, 31 % d’entre eux seraient prêts à repenser leur mode de consommation dans un but de réduction de leur empreinte environnementale mais aussi pour réduire leurs coûts. 60 % des sondés attendent également des marques une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociétaux ainsi que de la transparence sur la provenance et la constitution réelle de leurs produits. Enfin, 42 % des sondés remontent des attentes en matière de produits locaux, éthiques ou compatibles avec le développement durable. La crise de la Covid-19 pourrait avoir accéléré cette tendance et l’avoir ancrée plus durablement dans les mœurs. Quoi qu’il en soit une chose est sûre : les consommateurs sont désormais davantage tournés vers l’écologie et les marques doivent s’adapter à cette évolution de perception et de comportement.

L’économie collaborative s’inscrit comme une réponse à ces nouvelles attentes. D’après les études de Forbes, PWC et TNS Sofres, 9 Français sur 10 déclarent avoir déjà consommé au moins une fois de manière collaborative. Mais ce qu’il est encore plus intéressant de constater, c’est l’évolution prévisionnelle du marché mondial du collaboratif : + 36,4 % par an, pour atteindre 302 milliards d’euros en 2025 contre 20 milliards “seulement” en 2013.

Comment consommer autrement grâce au collaboratif ?

Le marché de l’économie collaborative peut être scindé en trois secteurs : la mobilité, l’hébergement et le service entre particuliers. Pour consommer autrement, il suffit de le vouloir ! Quantité d’entreprises peuvent vous mettre en relation avec d’autres particuliers dans le but de louer du matériel, d’obtenir un service ou encore de vous loger, en France comme à l’étranger. De votre côté, entamez également une réflexion sur ce que vous avez à proposer autour de vous : chambre ou garage vide, matériel non utilisé dans le jardin ou encore compétences… tout est possible !

Attention cependant : comme dans tout secteur, certaines dérives sont fréquemment constatées, à l’instar de certaines plateformes de partage telles que Uber ou encore Airbnb, dont les promesses sociétales ou encore environnementales ne sont parfois pas tenues. Pour consommer autrement, nous vous invitons à vous renseigner au préalable sur l’entreprise par laquelle vous souhaitez passer. Quelles sont ses motivations environnementales ? Quels moyens réels utilise-t-elle pour développer son service ? Est-ce une entreprise locale ?

Qui dit entreprise collaborative ne veut pas forcément dire éco-responsable. Vous devrez donc être vigilant avant de vous lancer, à la fois pour proposer un produit/service ou pour en obtenir.

Finalement, l’économie collaborative ne date pas d’hier. Elle s’intègre parfaitement dans le marché puisqu’elle constitue la continuation de pratiques déjà utilisées (circuit court…) et qu’elle répond en tous points aux attentes du consommateur final, qu’elles soient d’ordre écologique ou économique. Privilégier l’usage à la possession pour économiser nos ressources et réduire nos déchets, voilà ce vers quoi nous amène le collaboratif, pour une meilleure réponse aux enjeux environnementaux et sociétaux hors des circuits traditionnels. Pourquoi ne pas essayer de consommer différemment ?

Se chauffer autrement : La biomasse est-elle la solution ?

En matière de chauffage, la biomasse représente l’ensemble de la matière végétale pouvant être transformée en énergie. Le bois en bûches, en plaquettes ou en copeaux, c’est de la biomasse. Et pour beaucoup, cette énergie, c’est celle de l’avenir. Selon un rapport de la Commission Européenne publié en janvier 2021, la production de bois granulés à usage de chauffage aurait d’ailleurs été multipliée par 100 en 20 ans ! Pourquoi ? Parce qu’utilisés en guise de combustible, le bois et ses dérivés font partie des énergies les plus propres. On associe ainsi fréquemment la biomasse à l’aérothermie ou encore à la géothermie… Très concrètement, comment utiliser la biomasse au quotidien, l’intégrer à une consommation éco-responsable et en comprendre l’impact réel ? Voici quelques pistes de réponse.

Se chauffer autrement avec la biomasse

La biomasse, une énergie propre

Lorsque l’on s’intéresse au chauffage écologique, il faut surtout se renseigner sur le taux d’émissions de CO2 par kWh d’énergie produite. Là où l’électricité ou encore le gaz dépasse les 180 g/kWh, la biomasse végétale sous toutes ses formes est à 0 ! Ce taux neutre (et théorique) s’explique par le fait que le bois en croissance absorberait autant de CO2 lors de la photosynthèse qu’il en rejetterait lors de sa combustion. C’est du moins la conclusion d’une étude de l’ADEME. Ainsi, le bois rejette bel et bien du CO2 dans l’atmosphère, mais son impact serait finalement compensé en amont, du moins en partie.

La deuxième variable à prendre en compte, c’est que le CO2 présent dans le bois a été absorbé tout au plus quelques dizaines d’années avant qu’il ne se retrouve dans votre équipement de chauffage, à la différence du CO2 présent dans le pétrole et datant de plusieurs dizaines de milliers d’années a minima. Ainsi, même à un niveau d’émissions similaire, le bois aurait un impact environnemental plus réduit que les énergies fossiles.

Présent en abondance en France et à l’étranger, le bois est toutefois loin de constituer un combustible renouvelable. En France, il resterait seulement 1 250 hectares de forêts, contre 7 500 initialement et l’état des lieux à l’échelle européenne et mondiale est loin d’apporter davantage de rassurance. Pour préserver cette ressource, veillez à choisir du bois PEFC provenant de forêts gérées durablement. Dans ce contexte, un arbre coupé équivaut à un ou plusieurs arbres plantés.

Mais attention : son inconvénient – car il y en a – réside dans le temps de croissance de l’arbre, jugé beaucoup trop long. L’absorption du CO2 dans ce cadre n’est pas immédiate et la monoculture n’aide pas ces arbres à se développer comme ils le feraient au sein d’une forêt primaire. Cette solution est toutefois à l’heure actuelle la meilleure qui s’offre à vous.

Quels sont les autres atouts de l’énergie biomasse en milieu résidentiel ?

L’aspect environnemental considéré, intéressons-nous maintenant aux autres avantages de l’énergie biomasse (ici le bois) pour les ménages.

Coût du bois de chauffage

L’avantage de la biomasse en production de chaleur individuelle, c’est son prix : environ 6,4 ct/kWh en 2021 pour les granulés de bois achetés en vrac et 4,5 ct pour le bois bûche, contre 14 pour le gaz et 17,58 ct pour l’électricité, en 2021. Ces coûts sont établis en fonction du pouvoir calorifique de chaque énergie et sont généralement stables, du fait de la présence de filières locales, notamment.

Bien entendu, le coût élevé d’acquisition des appareils de chauffage au bois doivent être considérés : plus de 15 000 € pour une chaudière à granulés, l’équipement biomasse le plus onéreux du marché. Comptez environ 25 % de moins pour un poêle à bois ou encore pour une cheminée à insert fermé. Cet investissement élevé peut toutefois être compensé par l’obtention d’aides financières à la rénovation énergétique mais également du fait de factures énergétiques jusqu’à 3 fois moins élevées à l’usage.

Rendement calorifique d’un appareil de chauffage à biomasse individuelle

Le rendement calorifique des appareils de chauffage au bois est l’un des meilleurs du marché avec celui des pompes à chaleur, notamment. Celui-ci est estimé entre 7,77 MJ/kg et 14 MJ/kg pour le bois et ses dérivés, dépendamment du taux d’humidité du combustible. A titre d’exemple, le bois bûche sera toujours plus humide que le bois en granulés, du fait de sa nature mais également des conditions de son stockage. Résultat : il disposera d’un moins bon rendement. Qui dit moins bon rendement dit aussi davantage de combustible consommé. Ainsi pour maîtriser votre empreinte environnementale, nous vous conseillons de privilégier le granulé de bois (ou pellet), ou tout autre type de bois dont le taux d’humidité n’excède pas 20 %.

Etat des lieux de l’énergie biomasse en France

On parle surtout de la biomasse à titre individuel, utilisée dans le cadre de la production de chaleur. Mais la biomasse solide est également utilisée en électricité, dans une moindre mesure.

Selon EDF, la biomasse (bois-énergie et autres combustibles solides) représenterait 31,8 % de l’ensemble des bioénergies produites sur le territoire français en 2019. En matière d’électricité, ces bioénergies ne sont que très peu représentées : 1,4 % seulement (représentant 7,7 TWh en 2019) dont 3,3 % de biomasse solide. Mais la part de cette énergie tend à fortement augmenter sur les années.

Pour ce qui est du chauffage, la consommation primaire d’énergies renouvelables est largement dominée par le bois-énergie à près de 67 %. Cette consommation concerne à la fois les ménages se chauffant au bois et la production de chaleur commercialisée.

Enfin selon les chiffres du Ministère de la Transition Ecologique entre 2005 et 2019, l’évolution de la filière biomasse en matière de chauffage est l’une des plus significatives après les pompes à chaleur, avec près de 19 TWh d’énergie !

Il semblerait que cette énergie renouvelable ait donc plus que jamais sa place dans nos ménages…

Eco-gestes : comment réduire sa consommation énergétique grâce au reconditionné ?

A l’heure où la recherche de solutions de consommation durable et éco-responsable tient une place grandissante dans notre société, il est fréquent de se demander comment réduire son empreinte environnementale jour après jour, à notre échelle. L’une des solutions plébiscitées par les Français et bien connue du marché, c’est le reconditionné. Comprenez : un objet ayant déjà servi une ou plusieurs fois et ayant été reformaté vers son état d’origine. On distingue bien le reconditionné du recyclé ou encore de l’upcyclé, puisque l’usage reste ici le même. Mais quel est l’impact réel d’un produit reconditionné et avez-vous tout intérêt à faire ce choix pour consommer autrement ?

Avant tout, un brin de contexte.

Réduire sa consommation énergétique grâce au reconditionné

Empreinte environnementale du numérique : A quels enjeux répond le reconditionné ?

A l’échelle mondiale, le secteur du numérique compte déjà pour 2 à 10 % des émissions de gaz à effet de serre, une part en constante évolution et qui devrait même doubler d’ici à 2025, selon les experts du secteur.

Réduire les émissions du secteur du numérique, c’est apprendre à consommer différemment. Oui mais voilà. La problématique n°1 réside dans le développement constant des nouvelles technologies, allié aux pratiques consuméristes que nous connaissons bien. Tout cela accroit chez le consommateur le phénomène d’obsolescence perçue de ses appareils électroniques et l’incite à les renouveler régulièrement et de façon anticipée, générant davantage de déchets.

Ce qui en découle repose sur un constat : on ne sait pas vraiment comment recycler ces appareils non éco-conçus, puisqu’ils ne sont pas constitués de matériaux biosourcés ou de plastique. Bien au contraire : jusqu’à 70 matériaux différents sont parfois utilisés dans la fabrication d’un seul smartphone ! Résultat : les DEEE (Déchets Electriques et Electroniques) sont actuellement recyclés à seulement 18 % en moyenne, dans le monde.

Finalement, allonger la durée de vie des appareils électroniques en simplifiant leur réparation et en favorisant le reconditionné semble une solution tout indiquée pour contenir la croissance néfaste du secteur en matière d’environnement.

C’est d’autant plus vrai que selon l’ADEME, près de 70 % de l’empreinte carbone totale d’un produit numérique en France est générée lors de sa fabrication (extraction des matériaux, acheminement, transformation en usine…). Le reste de cette empreinte est dû au fonctionnement des infrastructures du réseau ou encore au stockage des données utilisateur.

Le marché du reconditionné se développe rapidement

Acheter du reconditionné c’est entamer une démarche éco-responsable, notamment lorsque le produit est issu d’une économie circulaire. Mais c’est également une opportunité de réduire ses coûts d’acquisition de produits numériques ! Quoi qu’il en soit, le reconditionné fait de nouveaux adeptes année après année.

Selon le Baromètre Kantar pour Recommerce, le marché du smartphone neuf aurait perdu 7 points en un an entre 2019 et 2020, une baisse qui a directement profité au reconditionné. D’après les résultats recueillis, 12 % des Français opteront pour un smartphone reconditionné lors de leur prochain achat (contre 5 % en 2019) et 53 % se disent intéressés.

Finalement, le poids global du marché du reconditionné est estimé à 10,5 % de l’ensemble des smartphones en France en 2020.

Consommer autrement, oui, mais avec quelles garanties ?

L’achat d’un produit numérique reconditionné est entouré par certaines garanties légales que sont la garantie légale de conformité et la garantie des vices cachés. La première est portée à 6 mois pour les produits d’occasion (et jusqu’à 2 ans lorsque vous apportez la preuve que le défaut de conformité n’a pas été causé par votre utilisation). La seconde vous couvre jusqu’à 2 ans.

Mais qu’en est-il des garanties commerciales ? Celles-ci sont facultatives et donc spécifiques à l’entreprise. Et c’est bien là que le bât blesse. Le “reconditionné” désigne une appellation avant tout commerciale.

Ce que l’on trouve derrière peut donc varier en fonction des fabricants et des revendeurs. Et c’est bien dommage. Car là où le prix attractif et l’aspect environnemental sont les plus gros facteurs d’achat, le manque de garanties et la qualité approximative dudit produit font partie des plus gros freins chez le consommateur.

La provenance du produit est parfois inconnue, l’état général trop rapidement constaté et la description légère (“bon état”, “très bon état”), rendant difficile la comparaison des offres commerciales. Enfin, des mentions trompeuses “certification” ou encore “garantie constructeur” sont souvent apposées à tort sur les produits reconditionnés.

C’est du moins ce que démontre une étude réalisée en 2019 par la DGCCRF (Répression des Fraudes) portant sur 113 établissements. Des manquements ont été repérés sur 50 % d’entre eux, manquements liés à la transparence entre fabricant, reconditionneur et client et à l’origine d’allégations trompeuses. Pour développer durablement l’usage du reconditionné, il s’agit donc d’agir en particulier sur ces garanties… et de bien se renseigner !

Le reconditionné est-il réservé aux objets numériques ?

La réponse est non. Les produits numériques et informatiques mais également tout l’électrodomestique est généralement concerné par le reconditionnement. Opter pour des produits électrodomestiques d’occasion, c’est réduire d’autant plus son empreinte carbone et ses coûts.

Pour consommer autrement, la démarche peut également être poussée plus loin : choisir du reconditionné lorsque c’est possible, réparer ses appareils existants ou bien acheter durable lorsque ça ne l’est pas.

C’est par exemple le cas en matière d’appareils de chauffage vieillissants et énergivores !

Finalement, agir sur sa consommation peut être plutôt simple dès lors que l’on dispose de l’information nécessaire. Le guide des marchés de l’électricité et du gaz naturel peut vous aider à y voir plus clair sur votre consommation électrique et vos contrats. Quant à la façon de réparer vos appareils domestiques et/ou de les changer, nous vous invitons à consulter le site officiel longuevieauxobjets.gouv.fr. Vous pourrez notamment y obtenir l’indice de réparabilité de votre appareil, apprendre à diagnostiquer les pannes et à acheter durable.

Consommer autrement, ça commence maintenant !

Retour en haut